Restaurants : en attendant un budget, le gouvernement prolonge la défiscalisation des pourboires
Dossier explosif pour le secteur de la restauration, la défiscalisation de ces petites sommes devait prendre fin au 31 décembre. Cette mesure est prolongée pour les salariés gagnant jusqu’à 1,6 SMIC.

Le gouvernement prolonge une mesure chère aux serveurs et patrons de restaurants et cafés. En l’absence de vote sur le budget de l’Etat, la défiscalisation des pourboires, en vigueur depuis 2022, devait initialement prendre fin au 31 décembre.
Pour éviter que les pourboires versés en carte bancaire ne soient taxés dès le 1er janvier, le gouvernement a publié un texte au « Journal officiel » pour prolonger cette exonération pour les salariés percevant jusqu’à 1,6 SMIC, selon le bulletin publié ce mardi. Le dispositif actuel ne s’appliquait déjà qu’aux salariés rémunérés en dessous de ce seuil. Les syndicats patronaux de la restauration appelaient, de leur côté, à une extension de cette mesure.
Elément d’attractivité pour le secteur
L’idée de taxer les pourboires avait provoqué la grogne des restaurants et cafés. Les patrons y voyaient notamment la perte d’un élément d’attractivité, alors que le secteur peine toujours à recruter.
Fin octobre, les députés avaient déjà largement voté pour la prolongation de cette défiscalisation des pourboires jusqu’en 2028 via un amendement de Laurent Wauquiez. Mais en l’absence de loi de finances votée au 31 décembre, cette proposition n’a pas pu être appliquée, la loi spéciale ne permettant pas de mettre en place de nouvelles mesures.
Le ministre de l’Economie, Roland Lescure, s’était alors montré favorable à la mesure, bien qu’il soutienne une prolongation plus courte, jusqu’en 2027. La mesure « a deux impacts : maintenir la pression à la baisse sur les salaires et systématiser un peu le sourire », avait-il estimé.
Pour l’heure, ce dispositif est prolongé « jusqu’à la date de promulgation de la loi de finances pour 2026 », précise le texte.
Par Sarah Dumeau – A retrouver en cliquant sur Source