Ski : la fréquentation des stations toujours au beau fixe
Selon le bilan dressé par l’Observatoire national des stations de montagne ANMSM-Atout France à quelques semaines de la fermeture des pistes, la fréquentation des stations françaises était en progression de 2,5 % cet hiver.
Le contexte international instable n’a pas eu raison de l’engouement pour la montagne cet hiver. Selon les données de l’Observatoire national des stations de montagne ANMSM-Atout France, les stations françaises affichaient, à quelques semaines de la fermeture des pistes, un taux d’occupation de 73 %, contre 71 % pour la saison hivernale 2024-2025. Un bilan global jugé « satisfaisant », bien que l’on observe « quelques nuances selon les massifs et les périodes ».
Si la fréquentation des périodes intermédiaires, notamment celle de mars (67 % vs 64 %) étaient très dynamiques, les vacances d’hiver connaissent en effet de leur côté un léger repli (81 % vs 84 % en 2025), attribué en partie au calendrier scolaire. Durant les deux semaines périphériques, une seule académie était en vacances, et les principales clientèles européennes, qui n’étaient pas en congé, n’ont pas pu assurer de relais.
Contexte incertain
La bonne performance globale est notamment portée par la fréquentation de la clientèle internationale, jugée en croissance par 50 % des professionnels interrogés par l’ANMSM. « La montagne française confirme une nouvelle fois son attractivité, et ce, malgré un contexte économique et international défavorable. C’est la preuve que nos territoires restent une destination prisée notamment pour la richesse des activités proposées », souligne Jean-Luc Boch, président de l’ANMSM, dans un communiqué.
La dynamique positive est constatée par les principaux acteurs de l’hébergement en montagne. Chez Belambra, cela se traduisait à fin mars par un chiffre d’affaires en hausse de 6,2 % par rapport à l’an dernier, et par une amélioration du taux d’occupation, à 80 % (+2 points). Au 25 mars, le groupe enregistrait 16.000 nuitées de plus que lors de la saison dernière. Chez Pierre et Vacances, on enregistre un taux d’occupation de 90 % (+1 point sur un an) pour un panier moyen de 1.637 euros (+3 %).
Odalys Vacances, qui propose plus de 80 résidences, hôtels et chalets en montagne, observait à fin mars un taux d’occupation moyen de 85 % (+1 point sur un an). « Parmi les destinations les plus prisées, les Pyrénées se distinguent par une progression notable (+12 points de taux d’occupation, à 82 %), portée par de bonnes conditions d’enneigement et une sensibilité accrue aux réservations de dernière minute », souligne l’enseigne de résidences de tourisme dans un communiqué.
Dernière minute
Selon l’ANMSM, les vacanciers recherchent désormais une plus grande flexibilité dans leur organisation, en optant pour les réservations de dernière minute (jugées en hausse pour 50 % des professionnels de la montagne) ainsi que des courts séjours (jugés en hausse de 55 %).
« Un comportement qui devrait se retrouver pour les vacances de printemps, accentué par le contexte incertain », estime l’l’ANMSM. Outre la situation économique et géopolitique et l’augmentation du prix des carburants, les incertitudes liées au climat peuvent pousser les vacanciers à attendre le dernier moment pour réserver.
Le changement climatique a d’ailleurs conduit les stations de montagne à revoir leur modèle économique ces dernières années en proposant des activités moins dépendantes de la neige. Malgré le maintien d’un bon niveau d’enneigement global cette saison, certaines stations de moyenne altitude ont souffert d’un manque de neige. Et les plus hautes peuvent aussi être touchées par les phénomènes climatiques extrêmes, amenés à se multiplier à l’avenir. Cet hiver, la tempête Nils a notamment contraint plusieurs grandes stations des Alpes et des Pyrénées à fermer.
Par Rachel Cotte – A retrouver en cliquant sur Source
Source : Ski : la fréquentation des stations toujours au beau fixe | Les Echos