Restauration : un début d’année en ralentissement après une fin 2025 dynamique
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Selon la dernière Revue Stratégique publiée par Food Service Vision, le marché de la consommation hors domicile démarre 2026 sur une dynamique en retrait, après une fin d’année 2025 bien orientée. Portée par les fêtes de fin d’année et une bonne fréquentation des stations de sports d’hiver (78,1 % de taux d’occupation), l’activité avait progressé de +4 % en décembre 2025. Sur l’ensemble de l’année, la croissance s’établit à +2 %, avec des résultats proches entre restauration commerciale (+2 %), restauration collective (+1 %) et commerces de proximité (+2 %). Dans le même temps, le marché reste marqué par une concurrence soutenue, avec un solde positif de près de 4 000 nouveaux points de vente en restauration rapide et 249 en restauration à table.
Un début d’année assez délicat
En revanche, les mois de janvier et février 2026 marquent un coup d’arrêt, avec une croissance nulle du chiffre d’affaires tous segments confondus. Près d’un restaurant à table indépendant sur deux déclare une baisse de son activité. La fréquentation recule légèrement, 96 % des Français ayant fréquenté un établissement au cours des trois derniers mois, soit deux points de moins qu’un an auparavant. Dans ce contexte, les arbitrages des consommateurs se renforcent. La part de ceux déclarant vouloir réduire leurs dépenses au restaurant passe de 18 % en décembre à 27 % en février. Le prix s’impose davantage comme critère de choix, devant le goût, et les dépenses se concentrent sur l’essentiel, les boissons alcoolisées constituant le premier poste d’ajustement. Parallèlement, certaines offres restent dynamiques. Le snacking en magasins de proximité affiche une croissance soutenue, avec +14 % de chiffre d’affaires en janvier-février et +15 % sur l’ensemble de 2025, tandis que la boulangerie-pâtisserie évolue plus modestement, voire termine en léger recul en début d’année. Enfin, les comportements de consommation confirment certaines tendances : 33 % des Français ont participé au Dry January en 2026, et 26 % ont célébré la Saint-Valentin au restaurant. Dans un contexte marqué par une inflation en hausse (+4,8 % au premier trimestre 2026) et des incertitudes économiques, les perspectives pour les mois à venir restent à surveiller.