Un an après l’entrée en vigueur de la nouvelle mouture de la taxe soda, le syndicat des boissons sans alcool mesure la hausse du montant versé par ses membres en 2025 versus 2024. Celle-ci se chiffre à + 80 %.
par Stephane CHICHERY | Mar 13, 2026 | Agroalimentaire, BIO, Boissons, CHR, Etude, GMS, Hors domicile, HOTELLERIE, Industriel, Marché, Restauration, Restauration collective, Restauration commerciale, Restauration livrée, Restauration Rapide, RHD, RHF, Snacking, Soft Drink, Thé, Tourisme, Transport
Le SBSA évalue l’impact de la taxe soda révisée
Un an après l’entrée en vigueur de la nouvelle mouture de la taxe soda, le syndicat des boissons sans alcool mesure la hausse du montant versé par ses membres en 2025 versus 2024. Celle-ci se chiffre à + 80 %.L’addition est salée pour les entreprises du secteur des boissons sans alcool. Suite à la mise en place de la nouvelle mouture de la taxe soda le 1er mars 2025, le SBSA (syndicat des boissons sans alcool) évalue la hausse du montant versé par ses membres en 2025 à près de 80 % supérieur à celui payé en 2024.
Créée en 2012 et indexée à l’inflation, la taxe sur les boissons sucrées avait déjà été revalorisée en 2018. « Elle a progressé mécaniquement chaque année pour atteindre 468 millions d’euros en 2024 ; le rendement pour 2025 devrait être connu prochainement, indique un communiqué de presse. Les effets à attendre de l’augmentation de cette taxe sur la réduction de la consommation de sucre chez les Français sont pourtant modestes. Les boissons sucrées ne représentent en effet que 8 % des apports en sucres des Français selon l’étude Nutrimétrie 2024 conduite par l’institut C-Ways. »
En outre, les Français consomment en moyenne deux verres de BRSA par semaine, soit une consommation inférieure, sur toutes les tranches d’âges, aux recommandations de santé publique. L’Hexagone se situe ainsi comme l’avant dernier pays européen en termes d’achats de BRSA par litre par habitant avec une moyenne de 59 litres contre 98 litres en Europe. « Le secteur des boissons rafraîchissantes est par ailleurs engagé de longue date dans la réduction des teneurs en sucre de ses produits et dans la promotion d’alternatives peu ou pas sucrées, insiste le SBSA. L’impact de cette surtaxe est en revanche important sur le pouvoir d’achat des consommateurs. L’institut NielsenIQ estime que le prix des boissons sucrées a en moyenne augmenté de +10% depuis un an, ainsi que sur la compétitivité des entreprises productrices de boissons et de l’ensemble de la chaîne de valeur de l’amont à l’aval. » Résultat : une augmentation des importations de boissons produites à l’étranger, au détriment d’un approvisionnement en France. « Ces imports, bien que légaux au sein du marché unique européen, doivent toutefois être soumis aux obligations fiscales et d’information du consommateur en vigueur, ce qui implique l’acquittement de la taxe sur les boissons sucrées et l’étiquetage en langue française des mentions obligatoires« , ajoute le syndicat. Le SBSA appelle donc les pouvoirs publics à la plus grande vigilance face à l’émergence d’une possible fraude à la taxe sur les boissons sucrées pouvant entraîner, le cas échéant, une situation de concurrence déloyale vis-à-vis de l’industrie française de la boisson.
Par Justine Bessaudou – A retrouver en cliquant sur Source