Nestlé voit ses ventes se redresser, portées par le café, les produits culinaires et les snacks
Malgré la crise du lait infantile et la hausse des coûts des matières premières, le géant de l’agroalimentaire a maintenu ses objectifs pour 2026. Son chiffre d’affaires du premier trimestre, bien qu’en baisse, a dépassé les attentes.
Malgré le scandaledu lait infantile contaminé et les effets du conflit au Moyen-Orient sur les coûts des matières premières, Nestlé a maintenu ses objectifs pour 2026, avec un chiffre d’affaires en repli mais meilleur qu’attendu au premier trimestre.
Le groupe propriétaire de plus de 2.000 marques, dont les dosettes de café Nespresso, les bouillons Maggi ou encore les confiseries Smarties, a surpris en particulier sur ses volumes de ventes, qui se sont redressés bien plus qu’escompté, faisant bondir le cours de son action. A 9h50 (heure de Paris), le titre grimpait de 6,20 % à 80,22 francs suisses (87,4 euros), soutenant le SMI, l’indice de référence de la Bourse suisse, en hausse de 1,04 %.
Avec la force du franc suisse, son chiffre d’affaires a fléchi de 5,7 % par rapport au premier trimestre l’an passé, à 21,3 milliards de francs suisses (23,1 milliards d’euros), a indiqué le géant de l’alimentation dans un communiqué ; légèrement au-dessus des 21,2 milliards de francs attendus. Les volumes de ventes du groupe se sont accrus de 1,2 %, dépassant largement les prévisions des analystes interrogés par l’agence suisse AWP qui tablaient en moyenne sur une hausse de 0,2 %.
Des ventes portées par le café, les snacks
Le rappel de laits infantiles a bien pesé sur la croissance organique de Nestlé, autre indicateur très suivi des analystes. Mais ses ventes ont été portées par le café ainsi que par les produits culinaires et les snacks. Pour son nouveau patron, Philipp Navratil, la stratégie pour redresser les ventes « porte ses fruits ».
Nestlé cherche à redresser ses volumes de ventes qui s’étaient étiolés avec la vague d’inflation qui avait suivi l’invasion de l’Ukraine en 2022, les hausses de prix poussant les consommateurs à tailler dans leurs dépenses au profit notamment des marques de distributeurs des supermarchés.
Effets incertains du conflit au Moyen-Orient
Malgré « l’incertitude géopolitique et des risques macroéconomiques accrus », le groupe a maintenu ses prévisions pour 2026, visant toujours une croissance organique de ses ventes d’environ 3 % à 4 %, avec une accélération des volumes de ventes par rapport à 2025.
Nestlé a expliqué que le Moyen-Orient représente « environ 3 % » de son chiffre d’affaires et que ses usines dans la région continuent de fonctionner. Toutefois, « les effets plus larges sur le groupe, notamment les répercussions sur les coûts des matières premières, les coûts de distribution et la confiance des consommateurs, demeurent incertains », précise-t-il.
180 postes menacés chez Nestlé France
La filiale française de Nestlé indique qu’elle va simplifier son organisation et recourir davantage aux services partagés du groupe suisse. Cette évolution qui touchera les fonctions support et les centres R&D de Tours et de Lisieux pourrait « conduire à la suppression de 180 postes en France à compter de 2027. En tenant compte des postes vacants, des créations de postes et des mobilités internes volontaires, l’impact social effectif pourrait être ramené de 75 à 100 postes », précise Nestlé France.
Par Les Echos – A retrouver en cliquant sur Source