Alimentaire : en décembre 2025, le commerce spécialisé capte une part croissante du budget des Français

Alimentaire : en décembre 2025, le commerce spécialisé capte une part croissante du budget des Français

Si la fin d’année 2025 a laissé un goût d’inachevé aux grandes surfaces alimentaires, notamment sur les produits festifs, les chiffres de décembre racontent une autre histoire. Celle d’un net déplacement des dépenses vers les commerces spécialisés, qui ont largement profité des arbitrages des consommateurs.

En décembre 2025, les commerces alimentaires spécialisés (du frais aux commerces traditionnels) ont capté une part croissante des dépenses des ménages, au détriment des grandes surfaces alimentaires.

Les performances mitigées des grandes surfaces alimentaires en fin d’exercice trouvent une partie de leur explication dans la très bonne tenue des circuits alternatifs. C’est l’analyse formulée par Emily Mayer, directrice business insights chez Circana, à partir des données issues du panel de transactions bancaires. « Si la fin d’année 2025 a été mitigée pour les grandes surfaces et le bilan des produits festifs décevant, une partie de l’explication pourrait bien se trouver du côté de la très bonne performance des autres acteurs de l’alimentation », observe-t-elle.

En décembre 2025, les commerces alimentaires hors grandes surfaces affichent en effet des croissances de chiffre d’affaires souvent à deux chiffres par rapport à décembre 2024. Les spécialistes du frais, du bio, du surgelé, ainsi que les commerces traditionnels, ont bénéficié d’un surcroît de dépenses de la part des ménages. « Les Français ont dépensé davantage chez les spécialistes du frais, du bio, du surgelés et chez les commerçants traditionnels en décembre 2025 qu’un an auparavant », poursuit Emily Mayer.

Le report des dépenses de décembre vers les circuits spécialisés

Cette dynamique traduit un déplacement partiel, mais significatif, du budget alimentaire de fin d’année. « Autrement dit, une partie du budget alimentaire de décembre s’est déplacée vers d’autres circuits, plus spécifiques, plus experts, qui séduisent de plus en plus les consommateurs », analyse-t-elle. En période festive, la recherche de qualité, d’expertise et de différenciation semble avoir primé sur les logiques de formats.

Dans ce contexte, les résultats modestes des grandes surfaces alimentaires doivent être relativisés. « Les budgets serrés n’expliquent pas tout », souligne l’analyste, pointant une intensification de la concurrence sur l’alimentaire. La montée en puissance des circuits spécialisés accentue la pression sur les enseignes généralistes, confrontées à une érosion de leur capacité à capter la valeur sur certains segments.

Pour la grande distribution, l’enjeu est désormais structurel. « La compétition est rude sur l’alimentaire et oblige la grande distribution à se renouveler, se moderniser, se spécifier », résume Emily Mayer. Une transformation déjà engagée, mais encore incomplète, alors que « l’année 2026 s’annonce passionnante », dans un paysage de plus en plus fragmenté.

Décembre 2025 spécialistes

Par Nicolas Monier – A retrouver en cliquant sur Source

Source : Alimentaire : en décembre 2025, le commerce spécialisé capte une part croissante du budget des Français