Rémy Cointreau-Le cognac poursuit sa solide trajectoire

RÉMY COINTREAU : LE COGNAC POURSUIT SA SOLIDE DYNAMIQUE AU 2E TRIMESTRE

PARIS (Reuters) – Rémy Cointreau a fait état mardi d’une croissance organique supérieure aux attentes du marché au titre du deuxième trimestre de son exercice décalé, une solide performance toujours portée par le cognac Rémy Martin, son principal centre de profits.

Le groupe, également propriétaire de la liqueur Cointreau et du rhum Mount Gay, a vu ses ventes progresser de 3,2% à 304,1 millions d’euros au cours du trimestre clos le 30 septembre et sa croissance organique atteindre 6,2% (après +8,0% au premier trimestre), un chiffre supérieur à la hausse de 5% attendue en moyenne par les analystes.

Les ventes de Rémy Martin, qui comptent pour environ 80% du résultat opérationnel du groupe, ont encore signé une croissance organique de 13,2% (+11% à +12% attendus) après un bond en avant de près de 19% au premier trimestre, sur une base de comparaison toutefois nettement plus difficile, ses ventes ayant progressé de 9,3% au deuxième trimestre

Le cognac reste porté par une « excellente dynamique en Chine » et par une « solide demande » pour les qualités haut de gamme aux Etats-Unis, devenus son premier marché.

Plus de précisions sont attendues lors d’une conférence téléphonique prévue avec le directeur financier de Rémy Cointreau à 9h00.

En juillet, le groupe avait tempéré les attentes du marché concernant les effets de la croissance de Rémy Martin sur son résultat opérationnel pour l’ensemble de 2017-2018.

Il avait estimé que le consensus (de 244 à 245 millions d’euros) sur l’Ebit 2017-2018 était « assez ambitieux mais atteignable » et souligné que les gains opérationnels seraient réinvestis dans la promotion de ses marques.

Le cognac « XO » (qualités supérieures d’eaux-de-vie d’au moins six ans) doit notamment faire l’objet de davantage d’investissement publicitaires pour pouvoir mieux concurrencer celui du poids lourd Hennessy, propriété de LVMH et celui de Martell, détenu par Pernod Ricard.

Hennessy, leader mondial du secteur, a quant à lui vu ses ventes reculer en volume sur la même période, pénalisé par une pénurie de bouteilles de « VS » (eaux-de-vies les plus jeunes) après des années de très forte ventes aux Etats-Unis. et

Le titre Rémy Cointreau a clôturé à 107,50 euros à la Bourse de Paris lundi, signant une progression de 32% depuis le début de l’année.

A ces niveaux de cours, la valeur se traite sur des multiples de 31,8 fois les bénéfices estimés pour 2018, un niveau très largement supérieur à celui des valeurs du luxe et plus proches de ceux d’Hermès (35,7 fois) que de ceux de LVMH ( 22,5 fois) ou de Diageo, numéro un mondial des spiritueux (20 fois).

Le groupe, repositionné exclusivement sur le segment du luxe, s’est fixé pour objectif de réaliser plus de 60% des ventes dans les produits à plus de 50 dollars la bouteille (contre 51% aujourd’hui et 45% en 2015) à l’horizon 2019-2020.

Il a confirmé son objectif de croissance de son résultat opérationnel courant pour l’ensemble de l’exercice 2017-2018, à taux de change et périmètre constants.