825615_paysage.jpgLes signatures de spiritueux parient sur le zéro

Les déclinaisons sans alcool de certaines grandes marques de spiritueux affluent dans les linéaires. Rayon Boissons fait le point sur les nouveautés lancées par les opérateurs.

Le zéro ne compte plus pour du beurre. Dans le sillage des deux premiers groupes mondiaux de spiritueux, Diageo et Pernod Ricard, les déclinaisons sans alcool de certaines grandes marques de spiritueux affluent. Dernier exemple en date, l’arrivée de Lillet 0 % en Allemagne au printemps. En France, Beefeater 0,0 % a fait ses débuts en janvier 2026 chez Carrefour, tandis que Gordon’s 0,0 % se lance. Et cet été, la signature d’anisé de Marie Brizard Wine & Spirits, Berger, va proposer sa version à zéro degré.

Tanqueray a montré la voie

Il faut dire qu’à l’heure où les ventes de spiritueux ne cessent de décliner, les performances des premières références lancées sur le segment du sans alcool représentent un rayon de soleil bienvenu. C’est tout particulièrement le cas de la première marque de renom à avoir tenté ce pari : Tanqueray. Selon NielsenIQ, à fin mars 2026, en hypers et supers, la version sans alcool du gin de Diageo pesait 22 % des volumes réalisés par les références alcoolisées. Soit près de 30.000 litres. De quoi considérablement renforcé le chiffre d’affaires de la marque, proche des 5 millions d’euros sur ce circuit, contre 3,5 millions d’euros un an auparavant. Devant un tel succès, les équipes de Diageo France n’ont pas tardé à lancer Captain Morgan 0,0 %. Si le résultat est plus mitigé, avec à peine 80.000 litres sur un cumul annuel arrêté fin mars, soit 2 % des volumes globaux de la marque en GMS, cela compense en partie les pertes des versions alcoolisées, pas vraiment à la fête ces dernières années.

Enfin, le cas de Mionetto est intéressant. Cette innovation, apparue conjointement avec les bulles sans alcool de la griffe italienne de Freixenet-Gratien, a réussi en moins d’un an à s’approcher des sorties réalisées par la base pour spritz alcoolisée : 8.300 litres contre 9.400 litres sur 12 mois arrêtés au 22 mars 2026. Quant au chiffre d’affaires, il est même plus élevé pour la déclinaison sans alcool en raison d’un prix au litre plus important. Preuve que la balance peut davantage peser du côté du zéro.

Par Ugo Brusetti – A retrouver en cliquant sur Source

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