Restauration : Marie Blachère lance avec E. Leclerc un tout nouveau concept de food court pour les gares et les autoroutesRestauration : Marie Blachère lance avec E. Leclerc un tout nouveau concept de food court pour les gares et les autoroutes

Après la boulangerie, Marie Blachère s’attaque au marché de la restauration de flux. L’enseigne a inauguré son premier food court, le 10 juin dernier, dans une station-service E.Leclerc sur l’autoroute A8. Un concept pensé pour le travel retail qui a déjà doublé le chiffre d’affaires du précédent exploitant et suscite d’autres demandes de déploiement.

Le premier food court de Marie Blachère a ouvert sur une station-service E.Leclerc de l’autoroute A8.

Bernard Blachère, fondateur du groupe de boulangerie éponyme, fait feu de tout bois. Avec son concept Mangeons Frais, il veut désormais aller disputer des parts de marché au leader Grand Frais. Il s’associe également avec Carrefour pour gérer ses rayons fruits et légumes. En parallèle, le patron provençal poursuit le déploiement de ses boulangeries de rond-point Marie Blachère. Mais depuis quelques jours, Bernard Blachère s’attaque à un nouveau marché. Celui du travel retail. Et ce grâce à son tout nouveau concept de restauration baptisé « food court Marie Blachère ». Ce format inédit vient d’être inauguré, le 10 juin, dans une station-service E. Leclerc située sur l’aire de l’Estérel, entre Fréjus et Cannes, sur l’autoroute A8.

L’objectif est clair : proposer une alternative française aux traditionnels espaces de restauration des autoroutes, gares et aéroports. Contrairement aux food courts inspirés des modèles anglo-saxons ou asiatiques, Marie Blachère revendique un positionnement résolument hexagonal. « Nous avons créé un food court à la française, avec de bons produits au bon prix. Nous souhaitons adresser le plus grand nombre de consommateurs », explique Jean-Marc Conrad, directeur du pôle franchise au sein du groupe Blachère. L’offre rassemble salades, tartines, pizzas, tacos, hot-dogs, snacking chaud et froid, desserts, crêpes et gaufres, dans un univers entièrement pensé pour répondre aux attentes des voyageurs, avec un service assisté et non en libre-service. « Il fallait que ça sente bon la France », résume-t-il.

 

Food court Blachère

 

Le premier site pilote a pris la place d’un restaurant Steak ‘n Shake (enseigne américaine) au sein d’une station-service E. Leclerc. Le distributeur recherchait une offre plus vivante, capable d’animer le point de vente tout au long de la journée. Le pari semble déjà gagné. « Nous avons multiplié le chiffre d’affaires par deux », affirme Jean-Marc Conrad, moins de quarante-huit heures après l’ouverture. Un résultat obtenu sur une surface de 200 m² exploitée par les salariés de l’enseigne E.Leclerc, préalablement formées par les équipes de Marie Blachère. Le groupe assure aujourd’hui la formation, l’approvisionnement, l’accompagnement opérationnel et le perfectionnement du concept.

Déjà une deuxième implantation à l’étude

Le succès commercial immédiat accélère déjà les perspectives de développement. Selon Jean-Marc Conrad, une nouvelle implantation a été évoquée dès le lendemain de l’ouverture. « Dès ce matin, j’ai déjà reçu un coup de téléphone de la direction d’ E. Leclerc pour, sans doute, ouvrir un deuxième point de vente », confie-t-il. Ce premier partenariat n’a toutefois rien d’exclusif avec le numéro 1 de la distribution alimentaire. Il pourra être proposé à l’ensemble des opérateurs spécialisés dans la restauration de flux. « Cela peut intéresser Areas, Lagardère, Total… Nous allons le mettre à la disposition de chacun », précise le directeur du pôle franchise.

Au-delà des stations-service, Marie Blachère vise déjà les gares, les aéroports et, demain peut-être, certaines zones tertiaires ou quartiers d’affaires. « Cela va s’adapter aux aéroports, aux gares… », indique Jean-Marc Conrad, qui estime également que des groupes comme Sodexo ou Elior pourraient trouver un intérêt à ce modèle dans la restauration collective.

 

food court Blachère

Un modèle pensé pour limiter les investissements

Le groupe met également en avant un modèle économique particulièrement attractif pour les exploitants. Les investissements restent limités tout en permettant d’améliorer fortement la performance commerciale. « Ce nouveau concept mobilise très peu de capex. Autour de 300 000 € », souligne Jean-Marc Conrad. Dans un contexte où les opérateurs cherchent à limiter leurs investissements, l’équation économique apparaît favorable. « Nous combinons les bons produits au bon prix avec un concept au bon prix », résume-t-il en quelques mots.

Pour la première ouverture, l’emplacement choisi n’est pas anodin. Située sur l’un des principaux axes d’accès vers la Côte d’Azur (150 000 à 160 000 véhicules passent tous les jours sur l’A8), l’aire d’autoroute de l’Estérel constitue une vitrine idéale avant les grands départs estivaux. E. Leclerc exploite par ailleurs une vingtaine de stations sur autoroute, offrant potentiellement un terrain d’expérimentation supplémentaire si les performances du premier site se confirment.

Marie Blachère, l’arme des volumes massifs :

  • CA 2025 : 1,2 Mrd€ (évolution NC)
  • Réseau 2025 : 860 boulangeries environ (+ 58 en 2025)
  • Ouvertures 2026 : environ 60 unités

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